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 Quand la Mort se confie (fic yaoi Saint Seiya)

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Nom: Seishiro Sakurazukamori.
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MessageSujet: Quand la Mort se confie (fic yaoi Saint Seiya)   Dim 21 Juin - 18:41

Coucou ^^
Ici, le chapitre 1 de ma première fic sur Saint Seiya, elle est encore en cours d'écriture.
Pour lire les autres chapitres (comme c'est très très long), je vous invite à aller voir sur mon compte fanfiction.net (Cydonia Rose).

° Quand la Mort se confie °

Chapitre 1



J'ai toujours détesté l'amour. Ce sentiment me dégoûte, me dérange, me rend même agressif. Cela réveille en moi des instincts de haine aussi puissants que destructeurs et il n'y a rien que je ne puisse faire pour arranger les choses. Je suis ainsi.

Masque de Mort, ce surnom me sied à merveille. Il suffit de passer quelques minutes auprès de moi pour s'apercevoir qu'il n'est pas usurpé. On a d'ailleurs tôt fait de me fuir, ce qui au fond, m'arrange. Je ne suis pas doué pour les relations "sociales", je n'y vois aucun intérêt. Perdre son temps à se montrer cordial, quelle plaie !

Les visites heureusement espacées que mon rang m'oblige à effectuer au Grand Pope me fatiguent, je n'ai aucun respect pour cet homme, je me contente de rester à ses ordres car il détient le Pouvoir, le reste ne m'intéresse pas. Je ne suis pas devenu Chevalier pour défendre la Justice, je sais pertinemment qu'elle n'existe pas !

" Pourquoi alors ?"

Je reconnais la voix de l'un des miens. Aussitôt, je me retourne, le visage décomposé par la rage, je n'autorise personne à s'introduire dans mon Temple sans ma permission !

Le Chevalier se tient à l'entrée, ses bottes encore sur les marches, il m'observe d'un air détaché et son regard affiche une certaine froideur que je sais réelle.

Que vient-il faire LUI dans mon Temple ? Nous n'avons jamais discuté ensemble, et c'est probablement l'un de ceux avec lesquels je n'aurais rien à dire. Je le fixe avec ma cruauté naturelle afin de lui faire comprendre qu'il n'a rien à faire ici et qu'il n'a, encore moins, le droit de lire mes pensées !

"Camus ..." Soufflé-je. "Qu'est-ce que tu me veux ?"

Mon ton est sec mais celui du Verseau l'est plus encore quand il me répond, toujours aussi impassible dans son attitude :

"Tu n'as rien à faire ici, Masque de Mort."

J'ouvre de grands yeux, c'est lui qui ose me dire ça alors qu'il vient de pénétrer dans mon intimité !

"Tu plaisantes ? Je suis, jusqu'à preuve du contraire, dans ma maison, non ?"

Le regard du français se fait plus dur encore, ses sourcils se pressent de même que ses lèvres, avant qu'il ne réponde :

"Tu as très bien compris ce que j'ai dit, Masque de Mort."

Le ton professoral employé par le patron de la onzième maison ne me plait pas du tout, je n'ai jamais supporté que l'on s'adresse à moi de la sorte et je compte bien le lui faire entendre.

M'approchant de lui, je me saisis de son visage blanc comme l'ivoire et, à ma grande surprise, il n'oppose aucune résistance. Puis, je le rapproche du mien et lui crache ces paroles venues droit de mon hypothétique cœur :

"Qui es-tu pour me juger, Camus ?!"

Me repoussant finalement, d'un simple mouvement de la main, il s'écarte de moi et me fixe de ses yeux sombres avec dureté.

Il m'est difficile de prévoir les réactions du Verseau, plus que les autres Chevaliers, il est celui qui se protège le plus, ne dévoilant que peu de choses, y compris à ce satané Scorpion qui a toujours, selon moi, manqué de maturité.

J'ai parfois presque eu envie de plaindre Milo dont l'affection portée à Camus n'a jamais été réciproque, ce Verseau manipule tout le monde et voilà qu'aujourd'hui il s'en vient me faire la morale !!

J'aurais cru cela possible de Shaka pour qui je m'inquiète de la santé mentale depuis un bon moment, mais Camus ... C'est étonnant.

"Je ne juge personne" me répond t-il enfin, "je constate".

Homme de faits, homme de raison, voilà l'image bien pensante que veut donner de lui le Verseau. Je ne suis pas dupe, cet être est aussi psychopathe que je le suis. Il est peut être même pire que moi, car lui est capable de se faire aimer, mais il ne rend rien, il est le plus dangereux !

"Sais-tu ce que moi je constate, Camus ?" lui lançé-je en souriant cyniquement.

Je suis prêt à jouer moi aussi et à reprendre le dessus afin de lui faire regretter d'être venu se mêler de mes affaires.

Il demeure silencieux, m'observant avec détachement toujours.

"Tu es pire que moi ! Tu n'as aucun sentiment, aucun amour, aucun lien. Tu viens ici me dire que je n'ai rien à faire au Sanctuaire mais ta place n'y est pas non plus ! Seulement j'ai un but en combattant, je sers ma cause ! Toi, quelle est-elle ? Pourquoi te bats-tu ? Je doute que ce soit l'amour, tu es incapable d'aimer. Tu ne fais que faire souffrir ceux qui t'ouvrent leurs cœurs. Moi je ne promets rien, je ne permets à personne de s'attacher à moi, je suis plus HONNÊTE que toi ! "

A bout de souffle, je m'interromps quelques instants, constatant que mes poings sont serrés et que mon corps est tendu à l'extrême. Mon corps a envie de sang, a envie de faire mal, je sens que si le Verseau ne quitte pas les lieux dans la minute, je devrai me jeter sur lui.

"L'amour dont tu parles, je n'en veux pas non plus. Le seul qui m'intéresse est au-delà de ce que tu énonces, il est universel."

Sa réponse m'amuse, il prône la fraternité, la collectivité, mais il est incapable de comprendre ce qu'est ce sentiment. Et curieusement en songeant à ça, je me rends compte qu'il est en train de me pousser à définir la notion même d'amour, précisément celle que je hais par-dessus tout.

Je le regarde avec suspicion, essayant de déchiffrer ce que ce visage impassible, peut bien cacher. Puis j'hausse les épaules, lui faisant dos et retournant au centre de mon Temple, dans le but de m'éloigner de lui.

Je sens qu'il me suit du regard, il ne m'a pas quitté d'une seconde depuis qu'il est là, et cela aussi, je n'y suis pas habitué. Personne n'a ce toupet, personne à part cet imbécile de Poissons qui, de tous, est celui avec lequel je parviens à échanger quelques mots.

Je sais Aphrodite aussi enragé que moi, pour d'autres motivations, et la haine rapproche, même si je ne verserai aucune larme si ce dernier venait à mourir. Je suis libre, libre de toute attache, libre de souffrir, libre de faire souffrir, je suis un mort-vivant !

"Pourquoi es-tu devenu Chevalier ?", la voix du français est assurée, bien que très basse.

Cette familiarité me déplait vraiment, jamais je ne suis allé interroger les autres à ce sujet, j'estime qu'ils n'ont donc pas à prendre cette liberté avec moi !

Je connais la réponse mais elle est gardée aussi profondément que mes souvenirs, quelque part au fond de mon être, là où personne ne pourra pénétrer.

J'inspire profondément, mes mains commencent à trembler et je suis partagé entre l'idée de me retourner afin de le frapper ou bien de lui dire... la vérité?

Qu'y gagnerai-je ? Et surtout, quel intérêt cela peut-il avoir pour lui ?

"Celui qui a le Pouvoir et la force, celui là seul est capable de survivre." Commençai-je, "Aimer n'est qu'une faiblesse, celui qui s'émeut, qui éprouve de la compassion pour autrui, se retrouve asservi et vulnérable. Moi je ne veux pas être faible ! Je suis fort précisément grâce à l'absence de liens qui pourriraient mon ... cœur... !"

En ai-je encore un ? Je ne le pense pas. Selon moi, le cœur n'est qu'un organe, un muscle, un simple morceau de chair. Moi je suis LIBRE.

Je guette la réaction du français mais je continue à lui faire dos, il ne mérite pas que je le regarde en face, il s'est introduit ici sans y être convié, c'est un affront que je ne lui pardonnerai jamais.

Je n'entends rien mais je sens nettement son cosmos, froid, détaché, indifférent.

Cet homme est bizarre, c'est même le plus étrange que j'ai rencontré dans ma vie, et elle n'a jamais été jalonnée de rencontres agréables. Mais ce qui rend le Verseau si agaçant c'est justement que je ne peux pas cerner ses pensées, ses aspirations. Il est comme absent de ce monde où, jusqu'à preuve du contraire, il vit !

"Beaucoup s'insurgent à l'idée que je porte l'Armure d'Or du Cancer, sache que je l'ai obtenue au même titre que vous autres ! Je n'ai pas à m'en justifier et que quiconque ose me défier ! Je n'ai pas l'habitude de me laisser marcher sur les pieds !"

J'entends cette fois Camus bouger, je le perçois s'approcher de quelques pas, réduisant ainsi la distance physique entre nous, mais certainement pas celle psychologique, l'abîme est trop grand.

Faisant mine de rien, je poursuis ma diatribe :

"Je suis la Mort. Nous devons tous l'accepter, ne fait-elle pas partie de la vie ?" Je n'attends pas de réponse, de fait, Camus n'en donne aucune, il se contente de m'écouter avec son visage, que j'imagine bien, toujours aussi impassible. "Quelle ironie, je ne devais pas naître... Mon Maître disait souvent que rien n'est laissé au hasard, que chaque être vient au monde avec un but à accomplir. Bien que je ne partage pas cette théorie, définir le mien n'est pas très difficile..."

Les images des victimes laissées derrière moi me reviennent en esprit, comment leur échapper de toute façon ? Je leur ai dédiées un véritable Mausolée où je vis !

" Que m'importent ces gens, Camus ! Leur but était de mourir, point ! Nous y sommes tous destinés. Voilà pourquoi l'homme m'insupporte, il croit posséder l'éternité, il croit contrôler sa vie alors qu'il n'en est que le jouet impuissant ! Certains vivent sous le joug d'une prétendue Justice Divine, se pensant, à force de piété et de renoncement, à l'abri d'un châtiment à la base injustifié, d'autres se complaisant dans l'absence totale de croyance mais finissant par craindre la mort à mesure que la vieillesse les rattrape ! Ils sont PATHÉTIQUES, ils me répugnent ! Je voudrais tenir le monde entre mes mains et l'écraser pour sa bêtise ! "

Je frappe alors de mon poing contre ma poitrine, à l'endroit censé contenir mon cœur, un geste vain, inutile, à l'instar de la vie elle-même ...

"Ceux qui aiment me dégoûtent encore plus, il se persuadent qu'aimer les rapproche du Paradis. Ils sont perdants d'avance, on l'est toujours quand on se met en danger. La trahison, la rivalité, l'envie et l'asservissement ne sont que les pédants de toute relation, et immanquablement ces IMBÉCILES se retrouvent trompés, déçus, bafoués! Et ils retombent encore et encore dans le même piège ! N'est-ce pas de la connerie ? On ne peut aimer sans se perdre soi, c'est ce que je crois, Camus ! "

Je me retourne alors vivement, faisant de nouveau face au Verseau qui, comme je l'escomptai, se tient droit et altier. Son visage, indéchiffrable, me toise avec calme comme si mes paroles ne lui procuraient aucune réaction, cela en déstabiliserait surement plus d'un, mais pas moi.

"Je n'ai pas choisi la voie d'Athéna par amour pour l'Humanité, je sais trop combien l'Humanité est pervertie, hideuse et injuste ! Pour moi, la justice a été inventée pour les faibles qui ont la débilité d'y croire car elle ne sert que les FORTS ! Enfant, j'ai appris à connaître ce qu'était ta chère HUMANITÉ, je déteste ce mot ! Je l'exècre, je le MAUDIS ! "

Mon corps se met à trembler si fort que j'éprouve cette pulsion de tuer si potente, si impérieuse et, lui, me regarde comme si tout allait bien, comme si rien ne se passait. Je livre mes pensées, je dévoile ma colère à cet homme qui n'a rien d'humain, comme si je me dévoilai à la Mort elle-même. J'en frisonne. Son silence est insolent, mais s'il parlait ce serait pire.

Je le vois ensuite jeter un regard appuyé sur l'armure que je porte.

"Le Cancer est en analogie avec les racines, le passé" déclare-t-il.

"Je ne suis pas devenu ce que je suis sans elles. Le jour où j'ai revêtu l'armure pour la première fois, j'ai pourtant tiré un trait sur mon passé. J'ai occulté de manière volontaire tout ce qui constituait mon ancien moi. Je suis aujourd'hui là où je dois être, là où surtout je suis assuré d'avoir tout ce qu'il me faut !"

Camus cherche à présent à attraper mon regard et je le sens presque en moi, pénétrant mes pensées encore une fois, cette invasion ne lui ressemble pas et je ne m'explique pas les raisons de son comportement, je cherche alors à me refermer, érigeant une sorte de mur invisible protégeant mes pensées mais son cosmos s'étend davantage encore, plus je résiste et plus il lit en moi !

Effaré, je le regarde avec colère :

"Que cherches-tu à faire ?! Maudit sois-tu !"

"Je ne cherche rien."
Répond t-il laconiquement.

Je me demande s'il cherche à comprendre qui je suis, et si oui, pour quelle raison ? Le mystère qui entoure le français est tel que j'ai l'impression de me noyer dans des eaux sans fond.

"Tu as obtenu l'armure toutefois", continue-t-il sans que son ton n'implique un quelconque jugement.

"Si j'avais échoué, je me serai donné la mort ! Je n'accepte pas la faiblesse, ni chez les autres, ni chez moi !"

Un léger sourire se dessine sur les lèvres du Verseau, si fugace toutefois que j'ai la sensation de l'avoir imaginé ! Se pourrait-il qu'il ait sourit ?

Je suis certain de l'avoir imaginé.

Si cette conversation continue ainsi, je pense que je vais finir moi aussi par obtenir de cet être impassible quelques révélations, peut être même qu'elles serviront à ma cause.
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